Pickpockets à la recherche de cartes bancaires

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné à six et huit mois de prison ferme deux pickpockets récidivistes dont le terrain de prédilection était le métro et les gares. Ils attaquaient leurs proies aux abords de distributeurs de banque.

pickpocket

Abdenour N. et Louane C., respectivement la quarantaine et la cinquantaine, sont amis de longue date. Quelque temps, même, ils ont formé « une petite équipée » spécialisée dans le vol de portefeuille et l’escroquerie. Ce mardi 26 mai 2015, ils comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour deux affaires distinctes mais similaires qui remontent au 7 puis au 26 septembre 2012. Ils ne nient pas et regrettent même : « Voler les gens, ce n’est pas bien. C’est méchant », reconnaît le plus jeune du tandem. Oui, il a dupé une femme coincée dans un escalator du métro Pyramides, en faisant mine de refaire son lacet, pour lui subtiliser la carte bancaire dont elle venait de se servir boulevard de l’Opéra et recomposer le code secret qu’il avait mémorisé, retirer 600 € à un distributeur et effectuer un achat pour près de 70 €. Il avoue ne pas avoir commis que cela : deux semaines plus tard, lui et son comparse ont fait diversion auprès d’un agent de la SNCF, gare de Lyon, pour lui dérober son portefeuille et, pareil, pour prendre 900 € d’un coup à une banque, avec le sésame.

« On n’a jamais partagé l’argent : il me payait des cigarettes et de l’alcool »

« A l’époque, je venais de me séparer de ma femme, j’avais des difficultés financières et il fallait que je m’en sorte, pour m’occuper de mes deux enfants, dont j’ai la garde un week-end sur deux », explique sans se justifier Adenour N., désormais chauffeur de bus et rangé des problèmes. Avec Louane C., un Albanais qui n’a jamais pu travailler légalement en France faute de papiers, il a eu cette idée. Une idée pour laquelle les deux hommes ont déjà été condamnés, six fois. « On n’a jamais partagé l’argent. Il me payait des cigarettes et de l’alcool, c’est tout. Depuis, je suis retourné vivre à Tirana, chez mon frère. Je suis musicien, batteur professionnel, mais je ne joue plus : maintenant je reviens de temps en temps à Lyon ou Arles où j’ai de la famille pour vendre des instruments », raconte l’aîné des prévenus qui, en attendant la décision du tribunal pour ces deux affaires parisiennes, réfléchit encore à la façon dont il devra aménager la peine d’un an de prison ferme venant d’être prononcée contre lui et son complice, dans le cadre d’une autre escroquerie. Comme requis, la justice de la capitale a décidé de rejeter la demande de confusion des peines à exécuter : Louane C. est condamné à six mois de prison ferme et Abdenour N., à huit mois. Ils devront tous deux trouver une solution avec le juge d’application des peines pour respecter leurs nouvelles obligations.

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