Les histoires d’amour finissent mal : l’incendiaire présumé au tribunal

A 23 ans, Alexandre T. comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris le 18 juin 2015 pour répondre d’une longue série d’incendies de voiture, appels malveillants et menaces de mort contre… son ex.

Théoriquement, d'après le code pénal, le prévenu risque deux ans de prison, minimum (© LexisNexis/cc/Flickr)
Théoriquement, d’après le code pénal, le prévenu risque deux ans de prison, minimum (© LexisNexis/cc/Flickr)

Interpellé en flagrant délit et présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris jeudi 21 mais 2015, Alexandre T. devra attendre encore un mois en détention pour répondre d’une longue série de délits commis contre son ex-compagne et dont la police le soupçonne depuis… près d’un an. « Deux destructions ou dégradations de véhicules par incendie, une tentative, appels malveillants, menaces de destruction réitérées, menaces de mort – orales et écrites – répétées, dégradations simples, tags… On n’a rien oublié ? », demande, sarcastique, la présidente au prévenu.

« Le dossier – volumineux – vient seulement de nous parvenir »

Le jeune homme, âgé de 23 ans, vivant chez son père dans le XXe arrondissement, n’a rien à dire. Tête rasée sur les côtés, barbe de trois jours, sweat à capuche, mains dans le dos et visage baissé, il offre à la magistrate l’espoir qu’il nourrit de pouvoir commencer une formation de brancardier venant de lui être accordée. « Ah oui. Mais le tribunal ne peut pas vous juger aujourd’hui : le dossier – volumineux – vient seulement de nous parvenir : votre affaire sera donc renvoyée au 18 juin », explique-t-elle à l’intéressé et à la partie civile, une femme tout aussi jeune, blonde, les cheveux longs, discrète et stoïque. C’est qu’elle dit vivre dans la terreur depuis l’été 2014, depuis la fin de son histoire avec Alexandre T.

« Ça va brûler, prépare les seaux, c’est pour bientôt »

Pour décider d’un placement sous mandat de dépôt, la juge énonce donc les faits reprochés au jeune homme et leur gravité. Elle cite les graffitis découverts sur le hall d’entrée de l’immeuble qu’occupe la plaignante et un florilège des menaces qu’elle a reçues (« Ça va brûler, prépare les seaux c’est pour bientôt, tu vas mourir, sale petite p… »). Elle passe aussi en revue son casier judiciaire, pour le moins fourni. « Vous avez été condamné treize fois ! La dernière infraction, routière, remontant à avril 2014… », s’étonne la magistrate.
Pour ce « nouveau » dossier, théoriquement, le prévenu encourt deux ans de prison, minimum. Aussi, il attendra son procès derrière les barreaux.

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