Le député Bernard Debré perd son procès contre une journaliste

L’urologue et député de la 4e circonscription de Paris Bernard Debré avait porté plainte en diffamation contre Odile Plichon, auteure du « Livre noir des médecins stars », publié chez Stock. La journaliste a été relaxée.

Debré contre Plichon
(Crédits : bernarddebré.fr et éditions-stock.fr)

Absent au procès, absent au délibéré. Bernard Debré, le célèbre médecin de l’hôpital Cochin, ministre sous Balladur et député de la 4e circonscription de Paris, ne s’était pas montré le 19 mai 2015, jour de l’examen de sa plainte en diffamation contre Odile Plichon, chef de service au Parisien et auteure du « Livre noir des médecins stars » publié aux éditions Stock, dans lequel son nom aurait été taché, d’après lui. Ni lui, ni son avocate, Me Constance Debré, n’étaient davantage présents à l’énoncé du jugement, qui avait été mis en délibéré au mardi 23 juin. Le tribunal correctionnel a ainsi rendu sa décision devant la prévenue et son conseil, Me Léa Forestier, seules. La journaliste est relaxée. L’élu est débouté, donc.

Erreur de qualification

Plus de trois ans après la plainte du praticien hospitalier, la justice a ainsi tranché. Aucun des trois passages de l’ouvrage rédigé par Odile Plichon n’est considéré comme attentatoire à l’honneur de l’élu Bernard Debré qui, pour obtenir le statut envié de consultant, avait bénéficié du soutien politique du ministère de la Santé d’alors et ce, malgré l’opposition de ses pairs de l’hôpital. Sa considération n’est pas davantage mise à mal, lorsque le grand reporter rappelle l’échec de sa candidature à l’Académie française et des Belles Lettres. Quant à son soupçonné mensonge sur l’opération de la prostate de François Mitterrand – médiatique et prestigieuse -, qu’il aurait entreprise en 1992, le tribunal a méticuleusement décortiqué le droit pour suivre les réquisitions sans appel du parquet. Il estime, certes, que cette prétendue usurpation d’une réputation professionnelle contraire à la morale est diffamatoire. Mais… la partie civile ayant retenu sur ce point la diffamation publique envers un « fonctionnaire public » et non contre un « particulier« , bien qu’universitaire et chirurgien urologue de renom, Bernard Debré ne peut être que débouté et Odile Plichon, relaxée.

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